Je n’aime pas m’étaler sur ce que proposent certains marabouts sur le marché du web marketing, mais parfois, c’est agaçant. Aujourd’hui, n’importe quelle entreprise doit concrétiser une stratégie en ligne. Que ce soient pour de la prestation de services ou de la vente de marchandises. Malheureusement, beaucoup de fausses idées circulent à ce sujet ce qui ralentit la transformation numérique.

Méfiez-vous des discours préconçus sur le web marketing ?

Il existe une suite infinie de fausses croyances en ce qui concerne ce métier. D’abord, il provient d’une méconnaissance (c’est d’ailleurs le but de cet article d’expliquer). Combien dans une entreprise y a-t-il de salariés qui connaissent précisément l’activité du marketing ? Savent-ils déjà différencier le service « informatique » du marketing ? Ensuite, il émane d’un attisement de certains acteurs peu scrupuleux. En effet, ils se concentrent sur la vente de pelles plutôt que sur la recherche d’or. Inutile d’énumérer la quantité de formations à ce sujet. C’est encore moins nécessaire de creuser la légitimé des acteurs (détiennent-ils des sites qui tournent pour prétendre vendre des formations). Depuis combien de temps n’ont-ils pas ouvert un livre ? Si je parle de cela, c’est que tout simplement, je rédige des articles pour échanger et faire passer des messages sur le marketing. Si mission croissance existe c’est précisément pour cette même raison. Après tout, vous lisez ces lignes pour améliorer vos stratégies d’acquisition client et faire croitre votre activité.

 Erreur 1 — oublier la semaine de quatre heures

J’ai lu le fameux livre de Tim Ferris et je n’ai que des éloges à son sujet. Son œuvre repose sur un principe évident : concentrer ses actions sur de la valeur. Toutefois, la semaine de quatre heures a été rédigée depuis un certain temps et je doute que Tim soit à quatre heures par semaine, vu le nombre de projets qu’il pilote aujourd’hui. Dans la réalité, c’est tout autre. Surtout si vous ne possédez pas de ressources importantes. Au vingt et unième siècle, un site Internet nécessite des ressources considérables, car vous avez deux phénomènes :

1.      Les acheteurs sont présents (ça, c’est bien)

2.      La concurrence aussi (et elle dispose de moyens considérables)

Désormais, les entreprises font intervenir une équipe pour mener à bien un projet marketing réaliste. Ces salariés sont formés et disposent d’une infrastructure pour leur permettre de progresser (formations, consultants extérieurs, budget campagne conséquent). Les budgets ne sont pas tout à fait les mêmes qu’à l’époque de Tim et de son site marchand de compléments alimentaires.

Erreur 2 – Personne ne vous attend

Pour développer un site en ligne et faire progresser son chiffre d’affaires, il faut des compétences et de l’expérience. Au début (je suis passé par là), on se concentre sur la technique. Puis on s’aperçoit rapidement qu’il s’agit d’une infime partie du problème. On finit par comprendre que la principale ressource va se diriger vers l’acquisition de trafic. Concrètement, une fois votre application en ligne, personne ne viendra vers vous. Pour ce faire, il existe deux supports sur lesquels compter :

·         Le référencement naturel (SEO)

·         L’acquisition payante (SEA, SEM)

Le Seo demande du temps et des capacités de rédactionnelles évidente alors que le SEA nécessite des compétences en marketing et surtout du cash.

Erreur 3 – Ne pas produire.   

Si l’on écoute tous les racontars du web, nous n’aurions pas le temps de faire notre métier. Se borner à faire de la préparation n’apporte rien de concret. Le sport, la lecture, et la découverte apportent certes quelque chose, mais c’est avant tout la pratique qui nous aide à devenir professionnels. Pour monter en compétence, il faut produire en permanence. Par exemple, la rédaction implique une bonne année de pratique pour se démarquer des autres. La bonne nouvelle dans tout cela ; c’est que cette performance est accessible à tous.

Erreur 3 — L’automatique c’est quand on maîtrise le sujet.

Je suis un fan de l’automatisation des tâches. Dans mon minuscule bureau, j’ai entrepris de grands projets dans ce domaine sans aboutir réellement. Je pense qu’en matière d’automatisation des tâches je suis allé plus loin que la plupart des entreprises qui vendent sur Internet. Pourquoi faire en fait ? En réalité, l’automatisation se fait une fois que l’on sait parfaitement comment faire à la main. Cette pratique s’avère inévitable si vous êtes seul, mais elle comporte un piège. En général, on automatise pour se concentrer sur sa valeur numéro une. Pour ce faire, soit on délègue à quelqu’un d’autre, soit on trouve un outil spécifique. Par exemple, le choix d’un bon CRM peut aider dans sa gestion. Toutefois, si l’administration n’est pas votre truc, alors vous devrez quand même trouver quelqu’un pour interagir avec les outils que vous lui mettez à disposition.

N’automatisez que si vous connaissez le sujet, car un robot ne duplique que votre compétence et rien d’autre.

Erreur 4 — rien n’est gratuit

La croyance que sans compétence et sans argent, on peut créer des activités en ligne semble être une idée quelque peu biaisée. Bien sûr, on peut toujours se lancer dans une muse, mais ce modèle ne durera pas. Pour rappel, le principe de la muse consiste à engendrer un système qui génère un revenu minimum (pour subsister) qui n’absorbe pas tout notre temps. En l’espèce, l’investigateur d’un tel modèle dispose d’une ressource économique pour créer un système plus stable, mais plus complexe par la suite. Cette stratégie semble correspondre aux lanceurs de startups. Cependant, la toile évolue à une vitesse vertigineuse. Le temps ou des sites se créaient dans une chambre comme marmiton ou seloger.com est révolu. Aujourd’hui, lancer un site signifie injecter de l’argent massivement.

La rédaction à elle seule mobilise des ressources coûteuses qui peuvent atteindre plusieurs dizaines d’euros par articles. Lorsqu’il faut compter une centaine de pages pour se positionner dans un secteur concurrentiel, la facture risque de grimper. En comptant l’acquisition d’images et la conception, il conviendra d’ajouter un 0 sur votre prévisionnel. À cela, le coût des outils d’analyse pèse sur l’activité sachant qu’il reste préférable de bien s’équiper pour ne pas se faire distancer par la concurrence.  

Un publicitaire américain disait : « Votre niveau de nuisance sur vos concurrents dépend de votre capacité d’investissements en publicité ».

Erreur 5 — attendre qu’une astuce magique va tout changer

Une fois de plus, j’ai aussi misé sur cette tragique idée. Malheureusement, ne comptez pas dessus pour réussir. Il n’existe pas de système magique. Reposez votre projet sur des concepts déjà éprouvés par d’autres (en effet, lire des livres compte) et testez-le dans votre activité. La multiplication des tests avec un raisonnement apaisé peut vous aider. Ne vous laissez pas entrainer par les faux conseils des demi-experts. Ils ne prennent aucun risque (à part votre argent) alors que vous oui.

Erreur 6 — entourez-vous des meilleurs amis

Se lancer dans un projet personnel demande un peu de recul, surtout si personne dans votre entourage ne comprend vraiment ce qui vous anime. Au début, ce comportement est plutôt intéressant, mais il peut vite devenir toxique. Combien de webmasters ai-je contactés pour du netlinking se révélaient en difficulté sociale (en gros, ils ont besoin de parler à quelqu’un) ? Assurer sa réussite se passe par les amis. Ne perdez pas ceux que vous aimez, mais cherchez les amis qui comptent pour vos projets. Rassurez-vous il en existe beaucoup. Ne comptez pas sur les évènements web main Stream pour cela. La plupart cherchent des clients, mais pas des amis. En plus, ils seront difficilement accessibles.

·         Cherchez des associations qui vous branchent et investissez-vous dedans (vous serez avec des gens qui vous ressemblent)

·         Achetez chez des partenaires qui vous intéressent, mais là encore on revient à l’erreur 4 : rien n’est gratuit.

·         Intéressez-vous au travail d’un autre sincèrement et de manière désintéressée.

S’entourer de personnes qualifiées dans leur domaine nous aide à nous perfectionner. Créez-vous un entourage de connaisseurs et partagez avec eux votre passion. C’est peut-être le conseil le plus difficile à réaliser.

Retenez cela

1.      Ce n’est pas la technique qui fera la différence, mais la stratégie.

2.      Ce n’est pas le design qui vous fera gagner des clients, mais votre offre.

3.      Ce n’est pas parce que c’est en ligne que le téléphone est négligé, bien au contraire (appelez au moins une fois pas jour quelqu’un d’important dans votre activité).

Article rédigé par :

Charles Van den driessche
Charles Van den driessche Neomnia
Passionné dans tous les domaines qui concernent le marketing (SEO, SEA, SMO) et la relation client, je me suis forgé une expérience solide dans les lancements de projets marketing d’envergures. Red-Bull, Butagaz, ou encore GMS sont quelques-unes des marques sur lesquelles j’ai travaillé. Ainsi, j’ai participé au déploiement d’enseignes sur le plan national qui ont marqué leur marché respectif.

Les actualités les plus consultés

le meilleur de l'actualité marketing

lundi, mars 06, 2017 charles Van den driessche Actualités
Comment adapter son organisation commerciale lorsque son client tend à passer directement par internet dans...
samedi, février 11, 2017 charles Van den driessche Actualités
Dans un monde surcharger d’information et totalement soumis aux errements des notifications perpétuelles,...
lundi, septembre 18, 2017 charles Van den driessche Actualités
On entend de plus en plus parler de Growth hacking comme le saint Graal pour générer rapidement de la...